Première · EAF 2027 · Théâtre

Pour un oui ou pour un non de Sarraute à l'oral du bac de français

Reconduite au programme 2027 avec le parcours « théâtre et dispute », la dernière pièce de Nathalie Sarraute fait éclater une amitié de longue date pour trois mots : « C'est bien... ça ». Repère ici les passages probables et les questions types du jury, puis entraîne-toi face à un jury IA calibré sur le barème officiel.

  • Préparation30 min
  • Passage20 min
  • Coefficient5
  • Jury1 examinateur
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Une œuvre reconduite au programme 2027 (voies générale et technologique)

Le BO n° 30 du 24 juillet 2025 reconduit en 2027 Pour un oui ou pour un non (1982) pour les voies générale et technologique, avec le parcours « théâtre et dispute », dans l'objet d'étude « le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle », aux côtés du Menteur de Corneille et d'On ne badine pas avec l'amour de Musset.

Figure du Nouveau Roman, Nathalie Sarraute (1900-1999) traque depuis Tropismes (1939) les mouvements intérieurs infimes que la conversation recouvre. Sa dernière pièce, créée à la radio en décembre 1981, publiée chez Gallimard en 1982 puis portée à la scène en 1986 au théâtre du Rond-Point, transpose cette recherche au théâtre : la dispute y naît de trois mots et d'un silence.

L'essentiel de l'œuvre pour l'oral

  • Une brouille née d'une intonation : H.2 s'est éloigné de H.1 parce que celui-ci a accueilli l'annonce d'un succès par un « C'est bien... ça », accent condescendant sur « bien » et suspension avant « ça ».
  • Les tropismes portés à la scène : Sarraute dramatise la sous-conversation, ces frémissements intérieurs que les mots polis dissimulent ; le vrai conflit se joue sous le dialogue.
  • Deux personnages sans nom : H.1, installé dans la réussite (métier, famille), et H.2, en retrait, attaché aux instants gratuits ; les initiales font de la querelle un cas universel.
  • Un théâtre dépouillé : pas d'intrigue secondaire, presque pas de décor, deux témoins fugaces (les voisins H.3 et F.) ; la parole est la seule action.
  • Une dispute sans retour : la pièce démonte l'expression « se fâcher pour un oui ou pour un non » et montre qu'aucune brouille n'est futile, chaque mot engageant toute une vie.

Les passages les plus probables en explication linéaire

  • L'ouverture : H.1 demande des comptes, H.2 esquive puis lâche l'aveu ; l'offense paraît dérisoire et le drame s'installe.
  • La reconstitution du « C'est bien... ça » : micro-analyse de l'accent et du silence, le langage devient pièce à conviction.
  • L'arbitrage des voisins H.3 et F. : appelés à juger, ils ne perçoivent rien ; l'offense reste inaudible pour des tiers et le procès tourne court.
  • La scène du mur : H.2 montre par la fenêtre un petit mur de briques ; deux rapports au monde inconciliables se révèlent, la réussite affairée contre l'instant contemplé.
  • Le dénouement : les deux camps se déclarent ; l'échange final joue sur « oui » et « non », reprend le titre et consomme la rupture.

Question de grammaire et entretien : à quoi t'attendre

La question de grammaire (2 points) porte sur le texte étudié : négation, interrogation, propositions subordonnées, selon le programme de Première.

Questions types du jury pour l'entretien sur l'œuvre :

  • La querelle entre H.1 et H.2 est-elle futile, comme le suggère le titre ?
  • Qu'est-ce qu'un tropisme, et comment Sarraute le rend-elle perceptible à la scène ?
  • Le langage est-il ici l'arme de la dispute ou son véritable objet ?
  • En quoi ce huis clos sans noms ni décor renouvelle-t-il la scène d'affrontement du répertoire, de Corneille à Musset ?

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Questions fréquentes

Pour un oui ou pour un non est-il au programme du bac 2027 ?

Oui, la pièce est reconduite en 2027 pour les voies générale et technologique (BO n° 30 du 24 juillet 2025), avec le parcours « théâtre et dispute », aux côtés du Menteur de Corneille et d'On ne badine pas avec l'amour de Musset.

Qui sont H.1 et H.2 ?

Deux amis de longue date que Sarraute désigne par de simples initiales : H.1, installé dans la réussite sociale, et H.2, en retrait, blessé par un « C'est bien... ça » condescendant. L'anonymat donne à leur brouille une portée universelle. H.3 et F., des voisins, apparaissent brièvement comme arbitres.

Qu'est-ce qu'un tropisme chez Sarraute ?

Un mouvement intérieur infime, à peine conscient, déclenché par un mot ou une intonation. Explorés dès Tropismes (1939), ces frémissements passent ici du roman à la scène : la pièce dilate en dispute ce qui, dans la vie, resterait imperceptible.

Quels passages réviser en priorité ?

L'ouverture et l'aveu du « C'est bien... ça », la reconstitution de l'intonation, l'arbitrage manqué des voisins H.3 et F., la scène du mur et le dénouement : ce sont les extraits les plus travaillés en classe.

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Sources officielles